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# Posté le vendredi 23 juin 2006 11:09

Vidéo TF1

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Une vidéo du Journal télévisé de TF1
Le titre de la vidéo est "Hommage à Rudolf Nureïev au Conservatoire national de Paris".
La vidéo se trouve en bas de la page.
(Aurélie Dupont apparaît à la fin de la vidéo)

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# Posté le mercredi 29 mars 2006 08:44

Interview

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-----------Interview d'Aurélie Dupont, réalisée par Madame Figaro-----------

Teint de lait, beauté de princesse, élégance souveraine... Ambassadrice de Chaumet, Aurélie Dupont est une des plus fameuses étoiles du Ballet de l'Opéra de Paris. Voilà des années qu'elle travaille avec l'excellence en ligne de mire et se discipline, loin des discours et performances inutiles, pour s'en approcher un peu plus chaque jour.

Ariane Bavelier. – Les danseuses sont-elles nées pour faire rêver ?

Aurélie Dupont.- Oui, pour envoûter un public très divers. Et, luxe suprême, elles ont ce pouvoir sur le monde entier, en France comme au Japon, car la danse est une langue universelle. L'idée, c'est de donner l'impression que les mouvements sont tellement évidents que n'importe qui pourrait les exécuter. De donner envie aux gens de parler avec leur corps de cette façon pleine de grâce. Si le public se dit “ mon Dieu, que cette danseuse est forte ”, c'est fichu !

A. B. – Parmi ces magiciennes, comment définiriez-vous l'étoile ?

– Être étoile, c'est de moins en moins un titre. C'est davantage une présence qui s'impose. Il faut que, dès votre entrée sur scène, le public vous distingue et soit littéralement sous le charme et qu'il sente que, durant trois heures, vous allez l'emmener au bout du rêve. Il faut qu'il ait l'impression de vivre un enchantement qui jamais ne se termine. Si le spectateur cherche des yeux sur la scène qui d'autre pourrait bien l'occuper, c'est que l'étoile n'en est pas une. Cette magie-là donne envie de mieux danser, de briller davantage.

A. B. – Pina Bausch a beaucoup aimé travailler avec vous lorsqu'elle est venue donner “ le Sacre du printemps ”. Elle souhaitait vous retrouver pour “ Orphée et Eurydice ”. Vous lui avez préféré “ Roméo et Juliette ”. Pourquoi ?

– Le dilemme était cornélien. Pina est ma chorégraphe fétiche, celle peut-être qui m'a permis d'éprouver enfin le bonheur du don de soi dans la danse. Et “ Roméo et Juliette ” est mon ballet fétiche. Certaines auraient bataillé pour tout faire. Moi, non : les répétitions étaient inconciliables, et puis ce que je choisis de danser, je veux que cela soit parfait. “ Roméo et Juliette ” est un ballet dont je rêve depuis toujours. Si je ne le dansais pas aujourd'hui, il m'aurait fallu attendre encore peut-être trois ans. Je ne m'en sentais pas la patience : l'histoire me plaît et la musique m'envoûte.

A. B. – Le quiproquo final, Roméo se tuant parce qu'il croit par erreur Juliette morte, ne vous agace-t-il pas ?

– De l'extérieur, c'est effectivement moins fort que la guerre des Capulet et des Montaigu ou que l'amour contrarié des jeunes gens. Mais lorsqu'on travaille le rôle, on s'aperçoit que l'histoire est merveilleusement construite. Juliette grandit tellement d'un bout à l'autre du ballet ! C'est au début une petite fille qui va connaître toutes ces premières fois qui façonnent une vie de femme : la peau d'un homme, le baiser, le mariage, puis la mort. Quel parcours ! Surtout, dans la version de Noureïev que nous avons à l'Opéra, chacun des personnages est vrai : Tybalt, Mercutio, même la Nourrice. D'une scène à l'autre, de vraies relations se construisent.

A. B. – Vous avez un mois pour travailler le rôle. C'est beaucoup ?

– En tout cas, c'est intense. J'ai la chance de répéter avec Patricia Ruanne, qui a créé le rôle avec Noureïev. Le travail à effectuer est considérable. C'est un peu comme un nouveau jeu. Au début, avec la chance des débutants, on a l'impression que c'est facile. Mais plus on avance, plus on se rend compte de l'énormité de la tâche. Les adages notamment sont redoutables, avec beaucoup de mouvements décalés. Il faut tout reconstruire pas à pas pour avoir des bases solides, surtout que j'ai jusqu'ici peu dansé avec mon partenaire, Hervé Moreau. Le travail dure quatre semaines, avec répétitions tous les jours de 12 heures à 19 heures. La première semaine, nous apprenons le rôle, la deuxième, on le décompose, la troisième, ce sont les filages, la quatrième, les répétitions sur scène. Et c'est parti : le rideau se lève !

A. B. – Sur quoi vous appuyez-vous pour être habitée par Juliette ?

– Sur la musique : c'est elle qui me souffle les pas. Elle aussi qui me dicte à quel moment le cri de Juliette doit être proféré pour être bouleversant. Sur mes souffrances aussi. Il faut avoir vécu pour être Juliette. Se rappeler ses chagrins d'amour, l'angoisse de la mort, et même ses solitudes, de l'enfance à la vie de femme. Les exposer jusqu'à l'impudeur tout en contrôlant ce qu'on fait : s'allonger sur le lit sans y sembler avachie, échanger un baiser en laissant voir un peu de son visage, écouter la fatigue qui croît d'acte en acte et qui apporte un poids et une urgence aux mouvements et aux émotions.

A. B. – Les étoiles sont des stars, à ceci près que, dans la danse, on dépend davantage d'une maison que dans le cinéma. De quelles libertés jouissez-vous ?

– Liberté de choisir mes rôles et mes partenaires. Je regrette seulement de ne pas pouvoir décider du nombre de représentations que je pourrais donner. J'enrage de ne danser Juliette que trois fois. Évidemment, toutes les étoiles veulent le rôle. Mais combien d'entre elles sauront le rendre sublime ?

A. B. – Vous êtes une femme moderne, plutôt du genre à prendre les transports en commun et à donner vos rendez-vous dans des cafés branchés qu'à vous déplacer avec un diadème sur la tête. Comment avez-vous accepté d'être ambassadrice de Chaumet ?

– Simple histoire de frisson ! Petite fille, c'était de voir une danseuse qui me le donnait. Aujourd'hui, c'est de voir un diadème avec de vrais diamants. Porter des bijoux peut être bien autre chose que de se transformer en sapin de Noël, et c'est possible avec Chaumet, qui me donne des bijoux de jour, très fins, que je porte en sortant de répétitions. Et puis, j'aime tellement l'élégance.


Voici le site sur lequel j'ai pris l'interview : Madame Figaro

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# Posté le mercredi 08 mars 2006 09:42

Modifié le mercredi 08 mars 2006 09:57

Biographie d'Aurélie Dupont

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Voici une biographie d'Aurélie Dupont :

Il y a un an, Aurélie Dupont devenait étoile du Ballet de l'Opéra de Paris. Un honneur, un métier... Portrait.

Brigitte Hernandez

Cette Belle au bois dormant ne dort pas. Elle file. De répétition en répétition. Elle surfile. Chaque pas, chaque détail de la périlleuse et magnifique chorégraphie de Rudolf Noureïev qu'elle dansera pour la première fois, le soir du 22 décembre, à l'Opéra Bastille. Prise de rôle, prise de risques.

Aurélie Dupont, 26 ans, visage d'ange, yeux immenses, sourire craquant. Il y a un an, le 31 décembre, une fois le rideau baissé après « Don Quichotte », Hugues Gall, patron de l'Opéra de Paris, et Brigitte Lefèvre, directrice de la danse, s'avancèrent sur la scène. L'annonce fut faite à Aurélie : le titre d'étoile lui était décerné. Cris, applaudissements : « Tout le monde était là : les machinistes, les perruquières, les danseurs. La famille de ce théâtre. » Pour Aurélie commence alors le plus dur : prouver aux autres, mais avant tout à elle-même, qu'elle est à la hauteur de cette récompense suprême.

Etre étoile, un honneur. Un métier. Un grand écart permanent entre le parquet des studios et le firmament de la scène, là où aucune faute n'est permise. « Il ne s'agit plus de briller par la technique seule, mais de répondre parfaitement au désir du chorégraphe, de porter de bout en bout le ballet, de ne jamais faillir et d'être soi-même... » La Belle sourit, soupire : « Plus j'ai avancé, plus j'ai douté. » Etre étoile... le songe d'Aurélie ? Enfant, elle n'y pensait pas. La danse ? Elle n'en a aucune idée lorsque, à l'âge de 10 ans, elle pénètre dans le studio de la grande ballerine Liane Daydée. Celle-ci recommande à ses parents de la présenter au concours d'entrée de l'Ecole de l'Opéra de Paris. Aurélie ne sait rien. Aucun pas. Douée, simplement. Elle sera reçue.

Pina Bausch la bonne fée
Un cauchemar que ses premiers mois d'école. L'un de ses professeurs ne trouve rien de mieux que de la forcer à monter sur des pointes à semelle... de fer. Douleur. Rage. Mais le défi est lancé. Qu'elle relève. Elle y arrivera. Force son corps, forge son caractère. Puisqu'il faut une carapace, elle se blinde. Six ans de chemin de croix, de régime « bettes à l'eau, radis, yaourt », de brimades mesquines et la voilà admise dans le corps de ballet de l'Opéra. A 16 ans, l'âge de la Belle au bois dormant.

Un répit de courte durée. Au lieu de s'endormir sur ses lauriers, Aurélie se réveille sur un lit d'épines. Pendant quatre ans, elle encaisse les remarques sur son poids. Jusqu'au jour où elle envoie au diable tous ceux qui la déstabilisent : « J'ai décidé de m'occuper de moi sans m'occuper des autres, j'ai maigri et trouvé ma place. » Depuis, lorsqu'elle entend des remarques de ce genre faites à une jeune danseuse, elle la rassure. « Quand on entre dans le ballet, régler ses problèmes personnels est la première chose à faire. Sinon, on se laisse dévorer. » Savoir se préserver, elle l'apprend à son corps défendant : lorsque à peine nommée étoile un accident au genou l'oblige à s'arrêter pendant six mois. Petite déprime. « Et puis, j'ai compris que c'était l'idéal pour digérer cette nomination. » Et comme la belle princesse Aurore qui dut dormir cent ans pour enfin devenir femme, la plus jeune des étoiles met à profit son temps de repos forcé : sort, dort, dîne... Elle vit.

Sa bonne fée fut Pina Bausch. Lorsque la longue dame brune arrive à Paris pour diriger les danseurs de l'Opéra dans son « Sacre du printemps », Aurélie, alors première danseuse (grade de soliste avant le titre d'étoile), se précipite à l'audition. Danser ce ballet de vie et de mort, elle en rêve. Le rôle de l'Elue ? A peine si elle y croit. Ce qu'elle veut, c'est faire partie de ce groupe qui respire au même rythme, se jeter au sol cent fois si nécessaire. Répétitions éprouvantes. Fabuleuses. « Pour chacun d'entre nous, cette rencontre a été une révélation. Pina nous rendait à nous-mêmes. D'un mot, toujours avec humanité, elle touchait les points sensibles : "Pourquoi montres-tu tant de force, Aurélie ? Laisse faire ton corps, accepte-toi comme tu es." »

Personne ne lui avait jamais parlé de cette façon. S'accepter, quelle gageure, quelle peur ! Reconnaître ses blessures, savoir où le bât blesse, où le fonds l'emporte... Elle est une Elue déchirée, déchirante. La belle aventure terminée, elle se sent seule. Pina lui manque. Le groupe lui manque. « Le sacre » a ouvert une porte. Aurélie s'y glisse, reconnaît sa fragilité. Sa force. Elle avance.

Dans la belle rotonde Zambelli de l'Opéra Garnier, avec Manuel Legris, son prince dans « La belle », elle travaille le troisième acte. Celui du mariage. Un pas de deux étincelant, truffé de difficultés, qui laisse à peine le temps de respirer. Son élan, sa mesure, elle les trouve dans la musique. Le piano, son premier amour. « Je me revois, petite, accrochée à la barre, presque collée au piano, c'était ma place, mon havre, pas question qu'on m'en déloge. » C'est aux Etats-Unis, où sa famille vécut quand elle était enfant, qu'elle comprend la force de sa passion et déclare qu'elle veut être pianiste. Une obsession. Elle sera pianiste ! Ses parents disent non. « Alors, j'ai étudié la danse, comme mes soeurs, mais je n'ai jamais renoncé à... » Légère fêlure dans la voix. « J'ai commencé à apprendre il n'y a pas longtemps, mais impossible. Il m'aurait fallu le même acharnement que pour la danse. Alors... »

Chaque nouveau ballet est une épreuve. Parce qu'Aurélie est la « baby star » du ballet, les autres étoiles se montrent attentives. Isabelle Guérin l'encourage, Elisabeth Platel trouve les mots justes pour l'aider. Alors elle repart au combat. Et répète, et écoute, et recommence. Pour vaincre la peur, le doute. « Mais, sur scène, j'ai confiance, je sais où je suis. » La princesse Aurore attend l'étoile Aurélie. A l'atelier de couture, la Belle essaie une robe divine, couleur du temps. Le miroir réfléchit une silhouette exquise. Et Aurélie sourit à Aurore.

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Biographie d'Aurélie Dupont
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# Posté le mardi 07 mars 2006 10:19

Interview d'Aurélie Dupont

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Voici une interview d'Aurélie Dupont, réalisée juste après qu'elle soit nommée danseuse étoile

Elle vient d'être nommée danseuse étoile de l'Opéra de Paris. Une consécration, à 25 ans. L'émotion, les larmes d'une jeune femme de 25 ans, c'était hier soir, sur la scène de Garnier, à l'issue d'une représentation de Don Quichotte. Rideau baissé, comme le veut la tradition, Aurélie Dupont vient d'apprendre de la bouche du directeur et devant le corps de ballet, qu'elle accède au Nirvana de la danse.

- Aurélie Dupont : "Me faire si plaisir en une seule phrase, je crois que, je m'en souviendrai."

- Le journaliste : "Et cette phrase, c'était ?"

- Aurélie Dupont : "Vous êtes nommée danseuse étoile, je crois qu'il n'y a pas de phrase qui me fasse plus plaisir que celle-là, qui est si simple et qui représente énormément."

- Le journaliste : "Depuis toute petite, c'était un rêve ?"

- Aurélie Dupont : "Oui, oui, c'est un rêve depuis des années, ça arrive comme ça, en deux secondes. C'est, en plus moi qui suis nulle en date, je ne sais jamais quand j'ai dansé tel ou tel rôle, je pense que cette date-là, je ne l'oublierai pas, c'est un 31 décembre, je pense que ça ne s'oublie pas."

Mais cette récompense suprême, dont tout danseur rêve un jour, ne doit rien au hasard ni à la moindre parenté d'ailleurs avec Patrick Dupont, autre étoile de la compagnie. Fille d'un chercheur et d'une infirmière, toute petite, elle est éblouie un jour par un spectacle de ballet. À 10 ans, elle passe le concours ultra sélectif de l'école de l'opéra, elle en franchira tous les échelons au prix d'un entraînement tyrannique 6 heures par jour, c'est la rançon pour accéder à ce cercle très fermé.

- Aurélie Dupont : " Ça aussi, on s'en rend compte quand on prononce la phrase magique d'hier soir, parce que, tout d'un coup, il y a une espèce de, de film qui défile dans votre tête et vous vous rappelez le moment où vous avez dit, à votre maman par exemple, "je veux être danseuse étoile". Tout ça, c'est déjà des choses qui vous reviennent, avec les concessions et les choses que j'ai pas fait quand j'étais enfant. J'ai pas eu une vie tout à fait normale, entre guillemets."

Après le départ de deux stars "maison" : Sylvie Guillem, partie à Londres et Marie-Claude Piétragala, qui fera ses adieux demain. Aurélie Dupont incarne, sans complexe, dans tous les registres, classique et contemporain, la relève de la danse à l'Opéra.

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Interview d'Aurélie Dupont

# Posté le mardi 07 mars 2006 09:39

Modifié le mardi 07 mars 2006 10:14